vendredi 30 août 2013

Arrivée de jeux Smart Games à la Fabrique !

La Fabrique à Rêves vous présente, dès maintenant en librairie, la gamme de jeux Smart Games, ou littéralement "les jeux intelligents".
Une gamme de jeux variée, de 2 ans à 99 ans, jouables seul ou à plusieurs, basé sur un principe de défis à la  difficulté croissante.
Chacun des jeux vaut à lui seul n'importe quel problème de maths ou de logique, avec le grand avantage d'être bien plus attractif !
Un matériel beau et solide, des heures de réflexion et d'amusement, ces jeux ont été testés et approuvés, par de nombreux enfants et adultes, mais aussi dans de nombreuses écoles, et adoptés à l'unanimité !

Bonne découverte, et bon jeu à tous !




mercredi 28 août 2013

Une femme dangereuse, Jérôme Prieur, Editions Le Passage


Sauvé de la noyade par une troublante inconnue, un homme en fuite de lui même conclut avec elle un étrange pacte pour la remercier : trouver et tuer Madeleine.
L'homme ne connaît de Madeleine que son prénom et une adresse vacante. Aucune photographie. Aucun mobile.
Son image l'obsède tant qu'il incarne les traits de Madeleine dans le souvenir des femmes qu'il a aimées ou dans le regard de celles qu'il tombe amoureux au cours de son périple assez cocasse.
Voilà cet homme anti-héros poursuivi par son passé qui est pour lui "une bombe à fragmentation dont les particules restent fichées à l'intérieur du corps".
Pour se souvenir de ce qui a existé mais surtout se souvenir avec nostalgie de ce qui aurait pu être.

Cette descente mémorielle entre rêves et fantasmes emprise la narration dans un temps hors du temps, une "mécanique des fluides" (lisez-le, vous saurez de quoi je parle) qui fait le charme de ce roman.
D'autant plus que l'auteur manie avec brio l'auto-dérision et un humour flegmatique que je trouve irrésistibles et très drôles dans ce suspense décapant.

Un cocktail de rebondissements et de surprises pour cet homme amoureux des femmes ... mais à quel prix ?



Zakuro

mardi 27 août 2013

Cartes, Voyage parmi mille curiosités et merveilles du monde, Aleksandra Mizielinska, Daniel Mizielinski, Editions Rue du Monde


Voici un magnifique livre documentaire qui recèle dans ses pages au grain épais comme du parchemin les richesses inouïes et pourtant bien réelles de la planisphère.

L'enfant peut s'inventer la poursuite d'un trésor en traversant les continents et les pays. Il observe les petits dessins qui représentent dans un style naïf plein de fraicheur, le peuple, les animaux, la flore, le patrimoine architectural et naturel, les activités culturelles et sportives, la gastronomie, les personnages célèbres, enfin tout ce qui fait le pays. Des petits commentaires ou des anedoctes complètent cet atlas superbe.

On ne se lasse pas de le regarder, de voyager et de s'étonner toujours.




Zakuro

mercredi 21 août 2013

Monde sans oiseaux, Karin Serres, Editions Stock


En lisant ce court mais troublant roman, j'ai ouvert une porte sur un monde aussi étrange et inquiétant que rempli de tendresse et d'amour.
Ce monde est celui de Petite boîte d'os, petite fille à la fois très romantique et farouche.
Elle vit entre un père, Pasteur qui a donné à sa fille ce prénom peu commun et sa mère qui "a des yeux bleu rivière gelée, de fins cheveux blonds sévèrement tirés et de hautes pommettes au sang à fleur."; sans oublier Fabrice son frère tout aussi fantasque.
Leur village sur pilotis est posé sur un lac dont la montée des eaux les menace ; la mort rôde tout autour.
Petite boîte d'os grandit et va s'éprendre fougueusement de Jeff, pêcheur accompli dont la venue attire les inquiétudes.
Jeff qui ose lui raconter les oiseaux mystérieusement et totalement disparus.

Romantisme fiévreux et beauté évanescente d'une féérie sont au rendez-vous de ce premier roman de Karin Serres.
Un très grand coup de cœur !





Zakuro

dimanche 18 août 2013

L'oeil du jour, Hélé Béji, Editions Elyzad


Un trottinement de mules, un tintement de clefs, une armoire et des tiroirs qui s'ouvrent, un froissement léger d'étoffes, des effluves de fleur d'oranger et de mandarinier : se tient là une vieille dame si paisible et réconfortante qu'elle fait fuir les malins de la nuit comme Boutellis.
Cette dame est la grand mère de l'auteure et narratrice Hélé Béji qui lui rend visite à Tunis, rue El Marr.

Au cours de l'un de ses séjours, elle nous raconte sa dernière journée en forme d'hommage à son aïeule et de douce nostalgie pour la maison enchantée qui la berce et la rassure avant de retrouver Paris où elle réside.
Dans cet havre de quiétude, les petits pas de la grand-mère oeuvrent pour la plénitude des traditions en dépit de l'agitation moderne et publique.
Son énergie est si communicative que l'on perçoit à travers les yeux de sa petite fille, ce rayonnement et cet élan de vie dans les objets quotidiens de la maison ;
La vie est partout, dans le frémissement des rideaux jaunes tango, dans le reflet des fleurs de faïence, dans les jolis napperons brodés, dans les couleurs chantantes du patio.
Mais pour combien de temps ? La ville résidentielle trépigne autour, grandit avec ses tours bétonnées et ses façades publicitaires.
Le fossé s'élargit entre les nouveaux plaisirs consuméristes et les traditions, le politique s'envenime, l'autorité est vacillante.
Les années vont se figer également pour toujours sur le beau visage ridé.
Les heures de cette journée s'égrenent inexorablement, le souvenir aussi s'estompe.

Par une écriture minutieuse et riche de détails comme des motifs délicats de passementerie, la narratrice veut conjurer l'oubli. Telles les luminosités dégradées du jour, la rutilance ordonnée des objets, l'observation parfois espiègle des petites manies font de cette journée un sublime et touchant appel au retour.
Elle ancre ainsi son dernier regard vers ce qui l'attend, les armoires prêtes à l'accueillir de nouveau plutôt que le vide du départ afin que tout recommence ... peut-être.

Un très bel extait parmi tant d'autres à découvrir :

"Montres anachroniques, mouchoirs de vieillesse, visages doux et fripés ! Mille voix curieuses s'échappent de vous, et dans votre finesse le fil de pensées ordonnées et sages, repassées dans la vapeur de l'après-midi d'une paix qui atteint jusqu'aux fibres du temps qui coule, et se dépose en vos petits carrés d'étoffe comme fait l'eau sur les dalles du patio arrosé. Vous avez ce caractère impeccable de la percale blanche qui recouvre les banquettes du séjour, et que ma grand-mère, chaque fois qu'elle se lève, tire vers les bords du matelas en passant la main sur les plis qu'y ont laissés les visiteurs".



Zakuro

vendredi 16 août 2013

Des oiseaux, Buffon, May Angeli, Editions Thierry Magnier


C'est un album ou plutôt un livre d'art sur les oiseaux, une correspondance sublime entre le XVIIIème siècle et le XXIème siècle et les talents scientifique et artistique.

La connaissance scientifique est celle du Comte de Buffon, qui par sa fine observation naturaliste révèle l'oiseau dans ce qui le caractérise dans des termes aisément compréhensibles.

Le talent artistique est celle de May Angeli dont la gravure sur bois esquisse l'oiseau dans la forme d'un trait ample et flou, image vers le rêve.

Les couleurs noires, grises et orangées des gravures ainsi que les grandes lettres noires de l'écriture en vis à vis des illustrations parachèvent la beauté de cet ouvrage.





Régine