mardi 31 mars 2015

Animation conte et dédicace de Guillaume le Chevalier, le 18 avril


La Fabrique à Rêves aura le plaisir de recevoir le conteur Guillaume Le Chevalier le samedi 18 avril à partir de 15h.


Guillaume viendra nous conter "Zébulon ou l'orgueil", le formidable voyage initiatique d'un petit zèbre qui rêvait de gravir une montagne.




 Ce conte sera suivi d'une séance de dédicace du livre "Rêves d'enfant" de Guillaume le Chevalier.



L'entrée est libre, les petits et les grands sont les bienvenus !



Soirée jeux le 17 avril

La prochaine soirée jeux aura lieu le vendredi 17 avril à partir de 20h30 à la Fabrique à Rêves.

L'entrée reste gratuite, bonbons et boissons seront en vente sur place.

Au menu, jeux grand public, jeux d'ambiance, jeux de réflexion, jeux d'adresse, jeux de stratégie, jeux familiaux et jeux pour les experts. Avec Zik, Blitz, Quo Vadis, Colt express, Piratoons, Deus, Rumble in the house, Las Vegas, Splendor, Medieval Academy, Hick Hack, Chupacabra, Wazabi, Privacy, Wink, Pit, Compatibility, Nosferatu, Shabadabada, Mim Too, Déclic, Rythme and Boulet, 6 qui prend, Cappuccino, Concept, Defifoo, Shadow Hunters, Libertalia, Carcassone, Catane, Pingouins, Hanabi, Intrigo, Saboteur, 7 wonders, Loup Garous, Life Boats, Room 25, Tokaido, Mystères, Dixit, Le monde est fou, Cash'n'Guns, Jamaica, Istanbul  et des dizaines d'autres !

Les participants peuvent apporter leurs propres jeux afin de les faire découvrir à tous !
Merci de prévenir de votre venue par mail à lafabriqueareves@orange.fr ou par inscription directe sur Facebook, les places étant limitées !

dimanche 29 mars 2015

Offre promotionnelle : un livre offert pour 30 euros d'achat !

A partir du 30 mars, la Fabrique à Rêves vous offre un livre au choix parmi une sélection, à partir de 30 euros d'achat.

Cette offre est valable dans la limite des stocks disponibles.

48H BD : les 3 et 4 avril à la Fabrique à Rêves !

La Fabrique à Rêves participera à l'opération 48H BD les 3 et 4 avril.
A cette occasion, vous pourrez découvrir une sélection de 12 albums au prix exceptionnel de 1€ !

Plus d'informations sur le site 48H BD.

samedi 28 mars 2015

Lis avec moi, le samedi 4 avril

Ne manquez pas, le samedi 4 avril à partir de 15h30 à la Fabrique à Rêves, et en partenariat avec l’association Lis avec moi !, une lecture de contes et d'histoires pour enfants.

Venez découvrir les belles histoires de Christelle, qui raviront les petits comme les grands.
Après la lecture, un goûter sera offert aux enfants.

Réservation indispensable auprès de la Fabrique à Rêves, ou de Christelle.

De nouvelles cartes à la Fabrique à Rêves

La Fabrique à Rêves vous propose une toute nouvelle collection de cartes pour les naissances, mariages, anniversaires, ... ou tout simplement pour écrire ! Venez vite les découvrir en magasin.


Vivre vite, Philippe Besson, Editions Julliard



Tu es parti si vite, Jimmy Dean ! Sur une route de Californie le 30 septembre 1955.

A peine le temps de vivre ses 24 années et il rejoint déjà celle qui l'a porté et aimé ; dont la mort prématurée le laisse inconsolable, à 9 ans.
En seulement trois films (mais quels films !) , James Dean devient l'acteur fétiche de l'Actor's Studio. Il ne joue pas, il est son personnage. Rebelle, intrépide, il se  montre comme un gamin excessif qui  n'en fait qu'à sa tête  mais il  est aussi un jeune homme  sensible et vulnérable. La puissance de ce mélange ambigu attire à lui les hommes et les femmes comme autant d'ailes de papillons. James Dean crève l'écran avec son magnétisme. Il aime, il souffre jusqu'à l'ivresse  dans la vie comme dans les studios  mais il veux vivre à toute vitesse, en moto ou dans sa spencey, c'est sa liberté.

Philippe Besson lui rend ici  un bel hommage intime en forme de biographie romancée.Les chapitres qui donnent voix aux proches de James Dean et à ceux qui l'entourrent  professionnellement  sont extrêmements courts.  Mais la tonalité et la vigueur de leurs perceptions éclairent bien des aspects sur le mystère de cet acteur, devenu une légende.   J'ai aimé particulièrement les passages du photographe Dennis Stock qui a su voir la part  d'innocence et de provocation de James Dean.
Un livre souvenirs (il n'y a aucune photographie, les lignes sont très suggestives) de l'idole d'une jeunesse intemporelle.


Zakuro




 

mercredi 18 mars 2015

Le livre en pente, Peter Newell, Albin Michel


"Si longue qu'ai été la montée,
Dans la descente, il faut savoir freiner..."

Sinon... emboîter le pas, aussi vite que la pente est raide,
De ces charmants personnages qui semblent tout droit (ou plutôt en losange vu la forme du livre) sortis d'un film de cinéma muet !
Pour rattraper dans la longue descente le petit Boby
Qui dans sa poussette
Est entièrement ravi
de faire mille (et une...) facétieuses prouesses.

J'ai un immense coup de cœur pour ce livre au comique de situation qui fait penser à l'âge d'or du cinéma muet.
C'est en effet une réédition de l'original écrit en 1910 par l'auteur américain Peter Newell féru de photographies et cela se voit pour notre plus grand plaisir dans les reproductions sépia qui semblent colorisées à certains endroits.

Le livre est ancien, pourtant il respire toute la fraîcheur d'antan, dans la gestuelle et l'expression des personnages aux costumes d'époque.
J'aime également l'originalité de son format, l'épaisseur cartonnée de la couverture et sa structure étudiée qui fait rimer poésie et humour : des quatrains très rythmés répondent à l'image en mouvement.

Tout est drôle et adorable à souhait !

Alors vous aussi, hâtez-vous de rattraper le petit Boby sur le chemin en pente de la librairie La Fabrique à Rêves.


Zakuro.





mercredi 11 mars 2015

La confession de la lionne, Mia Couto, Editions Métaillé


Scientifique et défenseur de l'environnement, Mia Couto est aussi l'écrivain prodige de sa terre natale, le Mozambique. La confession de la lionne, dit-il, est inspirée de faits réels qui se sont produits en 2008 lors des attaques inexpliquées des fauves contre les hommes.

Par une écriture à la fois flamboyante et féroce, rude et poétique, j'ai été transportée sur cette terre aride dont l'immensité cache le ciel, où les chemins n'existent que par ce qu'ils nous trouvent, où la seule ligne d'évasion est le fleuve, Lideia. Le paysage aride n'épargne pas les hommes et les femmes de cette terre gangrénée par la guerre qui a semé le terreau de la peur, de la jalousie et des médisances.
Kulumani est l'un de ces villages dont la présence menaçante des lions dévoreurs d'hommes révèle au grand jour les pulsions les plus violentes. Le recours aux rites et traditions permet de tirer force pour vaincre le mal mais son revers est aussi une certaine forme de soumission.
Mariamar est l'une de ces femmes du village où les hommes ont oublié que "Dieu a déjà été femme". Comme tant d'autres femmes, Mariamar est contrainte à l'obéissance mais elle connaît le pouvoir des mots grâce à son oncle maternel appelé grand-père, son protecteur.
Mariamar écrit sa version des faits en écho au journal tenu par le chasseur Arcanjo Baleiro dont elle s'était éprise il y a 16 ans. Celui-ci est revenu chasser les lions à la demande de l'administrateur qui espère ainsi asseoir son pouvoir politique. Mais Arcanjo ne tue pas, il chasse. Il sera aussi le dépositaire d'un pan entier de silence enfin brisé par la confession d'une lionne.

J'ai beaucoup aimé la complexité des personnages, la réalité difficilement saisissable marquée par la forte imprégnation des croyances, la beauté des légendes et la place prépondérante faite aux ancêtres et aux défunts.
J'ai ressenti l'admiration et l'amour de l'auteur pour sa terre, une terre de poussière foulée par une population humaine et animale qui ne font qu'un.



Zakuro


Ce livre est disponible sur notre site de vente en ligne.







samedi 7 mars 2015

Conférence du 6 mars, "La vérité sur la corrida"



Merci à David Joly pour cette conférence très intéressante, merci également à tous ceux qui se sont déplacés.






Nous retrouverons prochainement David Joly à la Fabrique pour la dédicace de son livre "Alès 2013,  L'abolition est en marche".

mercredi 4 mars 2015

Un été, Vincent Almendros, Editions de Minuit


Sous un soleil caniculaire de juin, un voilier au nom sibyllin"Reviens", longe la baie de Capri. Cela pourrait ressembler à une carte postale de vacances idéales.
En apparence seulement. Car la chaleur suffocante alourdit non seulement l'air mais pèse aussi sur l'attitude des quatre occupants du bateau.
A l'étroit dans le voilier, deux frères et leurs compagnes se retrouvent, se défient, se jaugent et se séduisent dans un jeu dangereux où la tension est palpable à chaque instant.
Loin de la terre ferme et rassurante, les sourires se font grimaces, l'affection se mue en une animosité à peine déguisée. Mais la chaleur allume aussi des feux et embrase les corps et les gestes dans un ballet d'ardentes tentations et de retrouvailles sensuelles " Je sentais sous mes doigts le contact de ses grains de beauté. Je m'y réhabituai, lentement, comme un aveugle lit le braille".
Le narrateur se sent menacé, pourtant il se tient un peu maladroit comme s'il était à l'extérieur "Je n'avais pas compris ce qui était simple".
Un seul élément l'apaise et le rassure, la présence de l'eau. Lui, l'homme presque invisible qui n'aime entendre ni son prénom ni regarder son reflet, plonge très à l'aise et avec délice dans la mer presque tiède. Des moments qui sont aussi des instants de respiration pour le lecteur qui voit scintiller le plancton tel un cercle d'étoiles ou s'amuse comme un enfant à tenter de caresser le dos d'un poisson.

Vincent Almendros crée admirablement cette atmosphère en suspens, presque oppressante par les non dits, l'importance que l'auteur donne aux expressions du visage ou aux détails vestimentaires comme le panama de Jean, les lunettes de soleil de Lone ou le maillot de bain de Jeanne. Par les attitudes furtives des personnages et la confusion dans la compréhension des mots "je t'attends" pour "tu m'entends".

Le dialogue à l'intérieur du texte sans aération fait penser à une certaine irréalité, comme si les choses étaient immobiles. Mais les évènements se passent... jusqu'à l'épilogue. Saisissant.



Zakuro.